18/01/2006

Régie des voies aériennes

LES POUMONS

La vie est possible uniquement par la présence d’oxygène dans l’air.L’humain peut se passer de nourriture et de boisson durant plusieurs jours, mais en absence d’oxygène, nous ne vivrions que quelques minutes.C’est le rôle essentiel des poumons de nourrir le sang en oxygène et ainsi l’amener dans toutes les cellules de notre organisme. C’est l’oxygène qui fournit l’énergie dont notre corps a un besoin impératif. La nourriture vient en second plan et a elle aussi besoin d’oxygène pour sa transformation.
Comment fonctionne la mécanique respiratoire ?
La respiration
L’activation des poumons est commandée d’une part par les muscles thoraciques et d’autre part par le diaphragme.Les muscles thoraciques sont des muscles réflexes dont nous n’avons que peu le contrôle, ce sont eux qui assurent le minimum vital des échanges gazeux indispensables à notre survie. C’est au niveau du cerveau que des capteurs perçoivent la demande d’énergie du corps et agissent donc sur ces muscles respirateurs. Le corps d’un adulte au repos ne requiert que 0,5 litre pour un échange normal et on compte une moyenne de 16 respirations par minute ; soit environ 8 litres/min. Lors d’efforts important, la consommation peut monter jusqu’à 90 litres/min, il est dès lors normal que d’une part on va devoir augmenter le volume respiratoire, mais comme le volume maximum moyen des poumons n’est que de 5 litres et qu’il faut compter qu’il y a un volume mort d’environ 1,5 litres, il faudra donc passer à 26 respirations par minute pour satisfaire ce besoin énergétique.

C’est là que le diaphragme va intervenir de manière substantielle ; si de manière volontaire, nous l’activons, nous allons pouvoir d’une part augmenter le volume de prise d’air, mais aussi prendre le contrôle de notre respiration et ainsi sur-oxygéner notre système respiratoire, le sang et l’évacuation des toxines. L’échange gaz-sang  est assuré par environ 500 millions de petites alvéoles de 0,2 mm de diamètre tapissées de vaisseaux sanguin. Si nous faisons un peu de math, la surface de 500.106 petites sphères de r = 0,1 mm (S = 4πr²) serait de 63 m² et sachant qu’un court de tennis fait au total 148 m², chaque bouffée d’air balaie 1/2 de terrain.

 Une bonne respiration comporte quatre temps :
-         L’inspiration,
-         La suspension de l’inspiration,
-         L’expiration,
-         La suspension de l’expiration.
L’inspiration
L’air pénètre les poumons, directement, un échange s’organise entre les alvéoles  pulmonaires et l’air respiré favorisé par la surpression dans le poumon par rapport au circuit sanguin. Les alvéoles pompent l’oxygène de l’air, qui va servir d’une part à oxygéner le sang et d’autre part à saturer des résidus carbonés (CO2) contenu dans le sang et comme tout est équilibre, elles rejettent les indésirables.Lors de la suspension de l’inspiration, il y a continuation des échanges gazeux d’autant meilleur, que la vitesse de l’air dans le poumon diminue.
L’expiration La pression du poumon diminue et donc favorise l’échange sang-air et rejeter l’air vicié.Lors de la suspension de l’expiration, les poumons sont en dépression, ce qui améliore encore les échanges. Une bonne détoxication gazeuse est donc favorisée par une expiration lente. 
 Pourquoi oxygéner le sang ?
Il faut dire que le sang est un composé plus ou moins homogène de divers constituants :

Une partie liquide, le plasma, et des parties solides, les globules rouges, les globules blancs et les plaquettes. Le plasma est essentiellement constitué d'eau dans laquelle peuvent se dissoudre de nombreuses substances: l'oxygène et le gaz carbonique, les sels, les sucres, des graisses, des protéines et d'autres substances nutritives issues de la digestion.

Le sang baigne en permanence les milliards de cellules du corps humain, il assure ce rôle de transport des substances, comme les anticorps, qui permettent de détruire les microbes. Sa couleur rouge est due à sa concentration en fer, véritable catalyseur chimique.

Pourquoi mêler les voies maritimes et aériennes ?

Tout simplement par ce que le but principal de l’oxygène est de produire de l’énergie indispensable à la survie humaine. A ce stade, impossible d’échapper à la chimie classique pour expliquer le phénomène.

Comment produire des calories avec de l’oxygène ?

Bien sûr en plus de l’oxygène indispensable à la combustion, il faut le carburant. Ce carburant ce sont les glucides. Les glucides constituent un ensemble de substances dont les unités de base sont les sucres simples appelés oses ou monosaccharides.
Les oses ont  comme formule chimique C6H12O6 (si vous tapez cette formule sur google il va vous dire que c’est un explosif instable ;O)).

Les oses servent de réserve énergétique sous forme d’amidon et de glycogène. L'amidon est la forme principale d'accumulation de l'énergie photosynthètique dans la biosphère.

Les oses jouent un rôle d'élément de structure de la cellule chez les animaux supérieurs, la cellulose chez les végétaux.

Les oses interviennent comme éléments de reconnaissance et de communication entre cellules ; enfin, ils font partie intégrante de la structure de nombreuses macromolécules biologiques fondamentales : glycoprotéines, acides nucléiques (ribose et désoxyribose), coenzymes et antibiotiques. 

Et cerise sur le gâteau, les oses ça chauffe :

C6H12O6 + 6O2 à 6CO2  + 6H2O + 2830 kJ

Quand cette magnifique énergie se dégage, deux gaz sont en excès dans l’organisme, le gaz carbonique CO2 et la vapeur d’eau H2O ; c’est au sang qu’appartient le transport et aux alvéoles pulmonaires l’évacuation. Comme on a besoin de poursuivre la combustion, il faut donc ramener de l’oxygène O; les alvéoles vont donc l’extraire de l’air où elles en trouvent 21% et les recharger dans le sang.

 

 L’importance de la respiration 

On voit donc que la respiration est incontestablement vitale. C’est un centre respiratoire situé dans le bulbe rachidien  qui assume de manière minimaliste ce rôle.

Des capteurs analysent en permanence le sang, principalement sur la base deux facteurs :

 une teneur en O2  trop basse (hypoxie) et l’acidité trop forte du sang due à une concentration excédentaire de CO2. Ces deux phénomènes vont donc activer la respiration.

Toute activité du corps va donc faire varier le rythme respiratoire :

Manger, chanter, bâiller, soupirer, tousser, hoqueter, rire ou pleurer sont des actions qui perturbent l’équilibre respiratoire et demande une concentration psychique pour retrouver l’équilibre.

D’autres phénomènes sont susceptibles de perturber de manière quasi irréversible le métabolisme respiratoire. Le manque d’oxygène va créer des gaz imbrulés le monoxyde de carbone CO, qui se fixe dans le sang, mais n’est pas reconnu par les alvéoles pulmonaires pour être évacué. C’est donc toute la chimie des cellules qui va subir des perturbations pouvant aller jusqu’à laisser des séquelles irréversibles. Il va sans dire que si on amène le CO directement dans le sang, par exemple par prise d’alcool, ou dans les poumons par respiration, cas de chauffages défectueux, fumée de tabac, les capteurs sont complètement désorganisés, car il ne reconnaît pas ce CO mangeur d’oxygène comme un gaz à éliminer comme pour le CO2.

Si vous désirez stopper le tabac, une aide phytothérapique, peut venir à point ;O)  cliquez ICI.

 

 

 
Comment respirer ? 

Nous avons la possibilité de contrôler notre respiration pour améliorer notre bien être. En effet, des respirations profondes, avec suspension de souffle vont légèrement sur-oxygéner nos cellules et une réalité de bien être va s’établir dans tout le corps. Cette technique est utilisée, notamment en yoga dans le but d’amener le calme tant du corps que du mental.

Cette technique élimine le stress de la vie courante.

Ces exercices de respiration se font en position assise, sans vêtements serrant (il est même conseillé aux dames de dégrafer ou enlever le soutien gorge), le dos bien droit, mais sans cambrer la colonne au niveau des vertèbres lombaires, les épaules basses, mais les omoplates légèrement rapprochées. La colonne vertébrale doit véritablement être posée sur le bassin. Eviter de prendre des positions difficiles à tenir ( certains veulent absolument se mettre dans un lotus qui devient pénible à tenir lorsqu’on est pas habitué) ou qui créerais des contractions ; cela irait à l’encontre du but de l’exercice. Cet exercice peut être réalisé sur une chaise, mais sans prendre appui au dossier. pour cette dernière position, cliquez ICI.

Lors de respirations profondes et contrôlées, on fait intervenir le diaphragme par de plus grandes amplitudes, ce qui amène dans un premier temps l’air dans le ventre, puis on ouvre plus largement la cage thoracique pour laisser monter l’air dans toute la poitrine. Une suspension de l’inspiration permet un meilleur échange sang air, puisque les alvéoles sont ouvertes. Puis un relâchement lent de l’air qui peut se faire par la bouche comme si l’on soufflait dans une paille, ce qui crée une contraction abdominale qui augmente le massage des organes par le diaphragme.

Nous voyons sur le schéma ci-avant, l’importance du mouvement du diaphragme qui masse aussi bien le cœur situé juste au-dessus, que le foie situé tout le long en-dessous, et qui sont justement les deux principaux organes du sang.

Sans nécessairement, passer à cet exercice une bonne respiration suivie d’un long soupir, même sonore, fait le plus grand bien à votre organisme. N’hésitez pas à pratiquer ces respirations, vous vous sentirez nettement mieux très rapidement.

 

Micha

  

12:39 Écrit par micha | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Commentaires

Fantastique blog Micha ! a lire et relire ..peut-être trouverai-je de l'aide pour mon emphysème et mon aérophagie (les deux sont liés).

Merci beaucoup.

Écrit par : junette | 08/04/2008

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