17/11/2006

Anatomie de la femme (vue par un homme)

 ETRE UNE FEMME (vu par un homme)

 La puberté

 

L'âge de la puberté débute chez les filles dès 9 à 11 ans, il est un peu plus tardif chez les garçons. Cette maturité varie en fonction des lieux et des époques, probablement pour des raisons diététiques et sociales. La maturité sexuelle des filles et de l'apparition des caractères sexuels secondaires, se caractérise par un léger gonflement de la poitrine.  Les poils pubiens apparaissent environ un an plus tard.  Vers 13 ans, les mamelons foncent et des poils apparaissent aux aisselles.  La menstruation peut débuter à n'importe quel stade de ce développement, mais l'ovulation ne commence généralement que deux ans après, de sorte que la grossesse est rare au-dessous de 15 ans.  Chez les garçons, la puberté se manifeste d'abord par la croissance des testicules vers 12 ans, suivie par celle des poils pubiens. Bien que de petites érections ont lieu dès la petite enfance, c’est vers 13 à 14 ans que la prostate crée un liquide laiteux et alcalin qui formera une partie du sperme ; c’est au moment de cette production que la voix mue. Les spermatozoïdes ne parviennent à maturité que vers 16 ans.

 

Le cycle menstruel féminin

 

Les règles, ou menstrues, sont constituées par l'écoulement de 2 à 10 centilitres de sang, liquide tissulaire, mucus et cellules de la paroi utérine. Le volume augmente souvent avec l'âge.  Les règles débutent 14 à 15 jours après l'ovulation, lorsque la nidation de l'ovule fécondé ne s'est pas opérée, et durent de trois à six jours.  La desquamation de la paroi utérine s'opère par plaques, ce qui évite de trop fortes hémorragies. Suivant la vigueur des contractions spasmodiques de l'utérus pour expulser le liquide menstruel, les règles sont plus ou moins  douloureuses.

 

Les organes génitaux féminins

 

organesfemme1a.jpgLes organes reproducteurs féminins sont représentés par deux ovaires, de la taille et de la forme d'une amande, suspendus à des ligaments, à peu près à mi-chemin entre le nombril et le vagin.  Ils contiennent les ovules immatures et, suivant le stade du cycle menstruel, un follicule de De Graaf.  Ce follicule se compose d'un ovule à maturité et de ses tissus environnants ; il sécrète l'œstrogène. Après l'ovulation (libération de l'ovule), ce qui reste du follicule aboutit à la formation du corps jaune.

Le fonctionnement des ovaires est contrôlé par deux formations situées à la base du cerveau: l'hypothalamus et l'hypophyse. L'hypothalamus sécrète une hormone, qui va stimuler l'hypophyse.

En réponse, l'hypophyse va sécréter deux hormones :

-         la FSH (Folliculo Stimuline Hormone)

-         la LH (Luteinostimuline Hormone)

Elles vont à leur tour agir sur les ovaires. Ce corps jaune sécrète à son tour des hormones destinées à préparer l'organisme à une éventuelle fécondation:

-         œstrogène, appelé aussi estradiol

-         progestérone.

Voir planche annexe.

L'ovulation s'effectue 14 à 15 jours avant le début de la menstruation suivante (début du cycle).  La totalité des cellules sexuelles féminines, 200 000 ou plus est formée dès la naissance.  Ce nombre tombe à 10 000 à la puberté et 400 seulement parviennent à maturité.  Sur 25 follicules qui entreprennent chaque mois de produire de l'œstrogène, un seul aboutit à un follicule de De Graaf, les autres meurent.

 

 

organesfemme2b.jpg

  Un ovule (de l'un ou l'autre ovaire) est libéré à intervalles réguliers de 24 à 35 jours et en moyenne 28 jours suivant les femmes.

Entre le dixième et le vingtième jour du cycle, suivant la durée de celui-ci, l'ovaire libère un ovule qui migre dans un conduit de 10 cm aux extrémités élargies en pavillon la trompe de Fallope, poussé par des cils vibratiles.  La fécondation, si elle a lieu, s'opère dans la trompe, à proximité de sa jonction avec l'utérus (ou matrice) - organe musculaire en forme de poire renversée, de 7,5 cm de long avant la première grossesse, de 10 cm ensuite.  S'il n'est pas fécondé dans les 24 heures, l'œuf se décompose, descend par le col de l'utérus, le vagin pour être expulsé à l'extérieur. 

S'il est fécondé, l'oeuf reste en place et bébé va se dévelloper. Il restera ainsi 266 jours avant de prendre son autonomie. Comme le moment de la fécondation est difficile à déterminer, on prend en compte la dernière aménorrhée et on compte 10 cycles soit pour la moyenne standard 280 jours.

Le vagin mesure 10 cm de long lorsque les jambes sont tendues (moins quand les genoux sont levés).  Il assure la triple fonction de passage pour le flux menstruel, réceptacle de la verge durant le coït et conduit d'accouchement.  Le vagin, dont la paroi humide est parcourue de saillies transverses, est partiellement fermé chez la vierge par une membrane circulaire (l'hymen) qui, sauf exception, est déchirée au cours du premier rapport sexuel.

Le vagin s'ouvre sur deux doubles replis de peau : les petites lèvres, minces, parcourues de quelques glandes sudoripares et de nombreuses glandes sébacées, et les grandes lèvres, charnues, velues à l'extérieur et dotées sur leur face interne de glandes sébacées et sudoripares.  Les petites lèvres se rejoignent face à un petit corps érectile, le clitoris, équivalent réduit du pénis chez l'homme.  L'urètre, conduit issu de la vessie, s'ouvre à mi-distance entre le clitoris et le vagin.  Une paire de glandes flanque respectivement le vagin et l'orifice de l’urètre, ces quatre glandes sécrètent un mucus lubrifiant destiné à faciliter le rapport sexuel.  Les lèvres et le clitoris constituent la vulve.

 

Ménopause

 

Vers 50 ans, la femme cesse d’avoir des règles régulières et spontanées. Les ovaires arrêtent la fabrication d’œstrogène et de progestérone suite au vieillissement des tissus. Cette diminution, puis disparition de cette fabrication va interagir sur les glandes hypophyse et hypothalamus et de ce fait intervient sur l’équilibre hormonal global. Ce phénomène peut entraîner, surtout au moment de l’ancien cycle des déséquilibres fonctionnels engendrant des effets secondaires variables d’une personne à l’autre. Ces deux glandes, hypophyse et hypothalamus sont des centres vitaux qui agissent surtout chez la femme sur les centres gérant les émotions. Il s’ensuit en fonction des caractéristiques physiques, mentales et psychique de chacune des réactions différentes, dont notamment :

-         bouffées de chaleur

-         fatigue inhabituelle

-         nervosité

-         troubles du sommeil

-         baisse de l’activité sexuelle

-         gonflement, tension et même des douleurs dans les seins

-         gonflement au niveau des articulations par rétention d’eau

-         tendance dépressive

-         anorexie ou au contraire boulimie …..

Certaines personnes peuvent cumuler et d’autres franchir ce cap de l’arrêt des règles sans ressentir aucun de ces phénomènes.

L’âge est un critère très variable, il peut aller de 30 à 60 ans.

Peu de femmes sont préparées psychiquement à ce phénomène de ménopause. L’arrivée progressive de gynécologues féminines tend à améliorer progressivement cette situation, car elles pourront de par leurs expériences et leurs vécus mieux comprendre et rassurer.

La notion que les fonctions sexuelles de notre corps ne sont liés qu’à la reproduction de la race, est rarement admis par l’ensemble des personnes, quelque soit le sexe.

Aussi, lors de la ménopause se greffent également les problèmes du couple qui viennent souvent ajouter encore au désarroi de la femme ménopausée.

Il est évident que les traitements hormonaux de substitutions peuvent maintenir des règles artificielles et modifier de ce fait le déroulement dit "normal" d’une ménopause. L'inconvénient principal de ces techniques artificielles est de ne résoudre en rien les problèmes psychologiques liés à la ménopause. Rare sont les médecins et même psychologues ou psychothérapeutes qui soient formés à une véritable écoute de la femme dite "ménopausée".

Le problème de l'andropause masculine, qui en général vient plus tard pour l'homme, est lui aussi un réel problème qui ne trouve pas d'interlocuteurs permettant de résoudre les problèmes liés à cette diminution normale de l'activité sexuelle.

C'est donc vers un développement de l'activité mentale et même spirituelle que l'on peut trouver une solution d'équilibre permettant de réaliser cette nouvelle vie pleine de richesses et de découvertes.

 Des cures de tisanes de camomille, ortie et mélisse sont propices pendant cette période.

 

Micha

17:57 Écrit par micha dans Général | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

04/11/2006

YOGA - Les étirements 1/2 pont et pince

Thème : Etirement de la colonne vertébrale – S’observer dans l’action par la respiration Dans les étirements de la colonne vertébrale, la position de départ dans la phase dynamique a une grande importance. La colonne doit être placée dès le début en phase d’extension et les vertèbres bien alignées. Une prise d’extension de la colonne vertébrale sur un mauvais alignement peu provoquer une hernie discale, cette phase dynamique doit être lente et en étirement naturel basé sur la force de pesanteur qui agit en relation avec la respiration.Les étirements dans ces postures vont être dépendants de la physionomie de chaque personne,  la prise de la posture devra s’adapter à chaque participant. Ordre de la séance 

Afin de respecter la philosophie des gunas dans la progression de la séance de yoga,  après des échauffements musculaires, c’est le Pont qui est le plus rajasique que je pratiquerais en premier lieu. La pince assise, nous confortant dans la position fœtale, est nettement plus sattvique, viendrait ensuite une relaxation, ce qui respecte au mieux l’ordre des gunas.

Echauffements :

 SETUBANDHASANA ou PontEn sanscrit : SETU = PontBANDHA = Lier, construction, relation SETUBANDHASANA a pour but de construire une posture semblable au pont. Par analogie avec la posture PASHIMOTTASANA on aurait pu l’appeler « étirement de l’Est », en effet, c’est toute la face avant qui est étirée dans cette posture.Cette posture inversant les lordoses cervicales et lombaires et de plus accentuant les cyphoses naturelles des dorsales de la colonne vertébrale, un échauffement préalable à la prise de la posture est indispensable. Le pont est normalement pris en partant de SALAMBA SARVANGASANA ou chandelle mains placées au niveau des reins ; nous laisserons cette pratique à des yogi chevronnés ou à des adeptes du contorsionnisme. La posture que je propose est le demi-pont et se pratique au départ de la position couchée sur le dos.Cette posture requiert un tapis de sol antidérapant et les pieds seront nus pour une meilleure adhérence nécessaire au maintien de la posture statique. La position de départ allongée sur le dos, jambes souples ou légèrement pliées pour ne pas accentuer le creux lombaire, permet de prendre conscience et de corriger l’alignement de la colonne vertébrale que l’on va solliciter.

Dans la phase dynamique, au départ, les talons doivent être amenés le plus près possible des fessiers. C’est par une bascule du bassin que commence l’élévation du bas du corps. C’est au moment où le bas du corps est en place que l’on peut amener les bras de part et d’autre de la tête. Cette position des bras permet une meilleure extension et une plus grande ouverture thoracique favorisant le balayage de l’air dans les poumons. Le demi-pont va donc favoriser une respiration diaphragmatique.

Si cette position était inconfortable, la posture peut s’effectuer en plaçant les bras en chandelier et même si nécessaire en laissant les bras le long du corps.

Dans la phase statique, on profitera de chaque inspiration pour parfaire l’étirement et veiller au relâchement des cervicales à chaque expiration.

   

Dans la phase dynamique de retour, d’abord laisser le dos s’arrondir et se déposer au sol, vertèbre par vertèbre, avant de ramener le bassin. Cette phase doit être lente et laisser la respiration se faire naturellement, surtout pas de blocage de la respiration lors du retour de la posture.

 
PASHIMOTTASANA ou Pince assiseEn sanscrit :PASHIMA = vent d’OuestUTTAMA = action d’étirer Pour les asiatiques, le soleil levant est le symbole de la destinée humaine. Il est évident d’être face à sa destinée et donc l’Est ou le soleil levant représente la face avant de l’humain. Par complémentation, l’Ouest représente le dos du corps.PASCHIMOTTASANA est donc la posture d’étirement de toute la face externe du corps et par conséquent de la colonne vertébrale.Dès sa conception l’humain est en position voûtée vers l’avant, c’est la position du fœtus, de l’œuf. C’est cette position que l’humain va choisir dès qu’un besoin de calme ou  de réconfort se fait sentir. Cette position de flexion avant est donc idéale pour l’étirement de tout notre corps.

Le départ se fait par la posture DANDASANA ( Bâton). Par l’appui des mains au sol, les épaules étant maintenues basses,  on va étirer la colonne pour bien placer les ischions au sol et déjà libérer les disques intervertébraux par la pesanteur du bassin.

   

La pince sollicite particulièrement les disques intervertébraux et il est essentiel de ne pas se servir de « l’accrochage » des pieds par les mains pour opérer des tractions incongrues qui solliciteraient des efforts importants sur les cambrures de la colonne.

 

Je préconiserais que les mains glissent au sol de part et d’autre des jambes et des pieds tout au long de cette séquence.

   Lors de la phase statique, sur chaque expiration, on essayera de continuer à prolonger le déplacement des mains au sol et à l’inspiration de relâcher les tensions qui ont tendance à s’installer au niveau des cervicales. La face avant du corps étant comprimée, la respiration se fait surtout à la face antérieure du corps.   Bon Yoga            Micha    

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