01/10/2008

Legume d'AUTOMNE, le CHOU

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Ahhh!!!!! le CHOU, que des mérites 

Le chou est le médecin du pauvre, c'est le médicament de la providence !

Cette citation n'est pas de moi, elle provient d'un célèbre toubib, le docteur Blanc, qui en 1880 était directeur de l'Hôtel-Dieu de Romans en Drôme ; il imposait quantité de choux en tout genre dans les menus de ses patients.

Manger du chou rouge cru en début et en fin de repas permet aux estomacs les plus fragiles de digérer les mets les plus lourds et de diminuer les effets pervers du vin. Cette technique permettait les repas Pantagruélique au temps de Rome.

Le chou cabu, ou chou blanc, est bourré de vitamine U. Cette vitamine très rare, aurait vertu de traiter certains cancer. Il a le pouvoir reconnu de calmer et soigner les ulcères gastriques.

 

Tous les choux, qu'ils soient blanc, vert, rouge,fleurs, brocolis ou de Bruxelles (à Bruxelles, on les appelle spruitjes), contiennent un principe hypoglycémiant et convient parfaitement au traitement du diabète. La pharmacopée a essayé, vainement jusqu'à ce jour, d'isoler cette molécule car elle perd ces propriétés en moins d'un mois !!!

Le chou cuit à l'eau est un cataplasme interne contre la dysenterie.

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C’est le chou rouge et chou brocoli qui sont les plus efficaces pour les voies respiratoires, catarrhe, bronchite et affections pulmonaires.


Les feuilles de chou rouge étaient utilisées dès le XVIIIème siècle dans le sirop de Boerhaave encore célèbre de nos jours et que l'on trouve encore en pharmacie. Il aide dans les soins notamment de la phtisie, nom savant de la tuberculose, dont il a été longtemps le seul remède.

 

En application externe les feuilles de choux quel qu’ils soient, font des miracles, c'est un traitement séculaire. Que ce soit rhumatisme, goutte, névralgies, contusions, blessures, arthrite, ulcères, dermatoses ... les cataplasmes de feuilles de chou ont fait leurs preuves.

 

ATTENTION les personnes atteintes d'un goitre sont allergiques au chou, jusqu'à présent nous n'avons encore aucune explication à ce phénomène.

Cela mis à part, le chou peut être consommé sans modération aussi bien cuit que cru.

 

Un régime amaigrissant :

300 à 400g de chou, une moitié crue et l'autre cuite prise durant 3 semaines crée une "débâcle" urinaire. Donc, cette technique est préconisée en cas d'œdèmes.

 

Choux de Bruxelles à la wallonne*.

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Pour 2 Personnes:
- 400 g choux de Bruxelles
- 150 g de lard fumé maigre
- graines de coriandre dans un moulin à poivre

 

Ravivez la coupure à la base des choux de Bruxelles et enlevez les feuilles défraichies. Lavez-les abondamment.

Portez dans une grande casserole 1 cm d’eau à ébullition et introduisez les choux de Bruxelles. Laissez bouillir à petit feu les choux de Bruxelles pendant environ 10 minutes. La cuisson est terminée si vous percez, sans effort, de part en part le chou. Retirez avec une écumoire les choux et laissez les égoutter.

Couper le morceau de lard fumé en petites lanières. Dans une poêle faire brunir à petit feu les lardons.

Dans un poêlon, faites bouillir ce qui reste de l’eau de cuisson des choux et saupoudrez de farine, tout en remuant, laissez bouillonner doucement cinq minutes jusqu’à obtention d’une sauce blanche. Diminuez le feu et incorporez à cette sauce blanche les choux de Bruxelles, et moudre les grains de coriandre comme si vous poivriez.

En finale prêt à servir introduire délicatement les lardons. 

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Si vous avez gros appétit, vous pouvez ajouter des pommes de terre blanches.

En général, la boisson qui accompagne est une bière d’Abbaye.

 

* à la flamande, il n’y a pas de sauce blanche, le lard n’est pas fumé et la coriandre est remplacée par du poivre et du sel.

Cette recette n’est pas une  recette de régime !!! On lui préférera le chou rouge aux pommes.

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Blague à 100 sous : ne soyez plus outré si un proche vous appelle "mon chou" c'est un compliment.

 

Micha

 

18:13 Écrit par micha dans Général | Lien permanent | Commentaires (7) |  Facebook |

17/08/2008

La BOURRACHE

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Il était une fois… C’est souvent comme cela que les contes de fées commencent.

Donc, il était une fois, un homme qui avait décidé de quitter la ville pour s’installer à la campagne. Qui dit campagne, dit nature et jardin. Premier comportement du citadin abordant la campagne, l’achat de tondeuse, scarificateur, outils de jardin de tous modèles et recherche de documentation pour la création d’un parc d’agrément.

Comme l’écologie est à la mode, les commandements de ce  nouvel agraire sont d’éviter toutes pulvérisations d’engrais, herbicides et pesticides. Au bout de quelques années d’aménagements en tout genre : plantations de nouveaux arbres et arbustes, éliminations des anciennes racines d’arbres abandonnés par les occupants successifs du lieu, aménagements du potager, de sentiers et de plates bandes florales,  le nouveau jardinier affronte des difficultés auxquelles il n’était pas préparé : l’envahissement écologique !

En quoi consiste ce mal inconnu du jardinier néophyte ?

L’envahissement écologique est un bien être, tout à fait relatif suivant les points de vue, où chaque espèce qu’elle soit humaine, animale ou végétative essaye de partager en toute sérénité une parcelle de nature à pollution diminuée.

Pour le jardinier néophyte écologiste, et qui veut le rester, la solution est de faire connaissance avec ce nouvel environnement.

Cet article n’ayant pas but de créer un mode d’emploi pour citadin regagnant sa terre promise, je n’évoquerai pas ici, les péripéties journalières de la protection des biens et des plantations contre les éléments tant domestiques de l’environnement, que sauvages.

Le remède essentiel semble résider dans le partage, la connaissance et surtout considérer que chaque espèce a son utilité. Essayer de conserver un bon équilibre est la chose délicate, mais pas impossible.

La saison la plus difficile est le printemps, car au moment où la nature explose, il est très difficile de déterminer quelles sont les herbes utiles et celles qui engraisseront le fumier végétal ; où donner le bon coup de bêche sans déplanter les oignons de fleurs plantés en automne ? Ce travail est d’autant plus laborieux quand on désire garder au jardin une certaine nature non domestiquée, sans qu’elle ne soit sauvage. Il faut alors attendre que certains plants arrivent à maturité pour pouvoir en distinguer la famille et l’espèce.

C’est alors que vous pénètre l’idée de l’herboristerie, comment distinguer et reconnaître les plantes et que peuvent-elles nous apporter.

Les croyances  antérieures nous ont placées dans un contexte maladie-médecine ayant tendance à remplacer les serpents du caducée en serpents se mordant mutuellement la queue dans un cercle infernal. Heureusement, nous vivons actuellement une prise de conscience, notamment au sujet de la santé, qui permet d’éviter l’attaque de la maladie par une hygiène de vie, une nouvelle manière de se nourrir, anticiper le mal par la prise de compléments vitaminiques naturels et éviter la dégénérescence par des apports nutritifs émanant des plantes.

Bien sûr, nous n’inventons rien, nous aurions plutôt tendance à revenir aux sources des soins connus et abandonnés par l’homme. L’expansion des villes, la croissance de la population, la facilité, l’évolution rapide de la chimie dans le domaine pharmaceutique sont autant de facteurs qui ont détourné l’attention du grand public des remèdes simples vers une chimie de plus en plus compliquée et souvent toxique. Nous sommes arrivés au paradoxe où certains médecins et organismes publics demandent aux gens, par voies des médias, de diminuer et limiter à des cas précis la prise de certains médicaments.  

 Alors, pourquoi ne pas regarder autour de soi et essayer de lire et comprendre comment la nature elle-même se soigne ?

Pourquoi telle plante se plait-elle et prolifère dans notre environnement ?

Faut-il croire au hasard, quand une plante vient spontanément squatter la pelouse, le potager  ou les plates-bandes ?

Une plante est venue spontanément et en puissance pousser un peu partout dans le jardin et ses allées. Je vais essayer de mieux la connaître et si elle l’accepte, d’en faire mon amie.

Cette plante c’est la BOURRACHE.

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Synonymes : boursette, bourrage, pain des abeilles, langue de bœuf.

Description : Plante à tige ramifiée. Feuilles ovales, fleurs en grappes, dont les pétales bleu ciel sont soudés à la base et étalés en étoile.  Les étamines ont des anthères noires soudées autour du stigmate.  Les fruits sont des tétrakènes durs. Toute la plante est couverte d'un duvet.

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Petite histoire

Le nom Bourrache proviendrait de l’arabe « abou-rach » et signifierait  « père qui fait transpirer ». Cette version, serait reliée à l’aspect sudorifique que l’on reconnaît à la plante. Pour les latinistes sa signification découlerait du bas- latin « burra » qui désigne un tissu de laine grossier irritant, analogie à la rudesse de la bure monastique et faisant référence à la texture de ses feuilles. En latin, borago serait une erreur phonétique de « cor ago » qui se traduit par « stimule le cœur » faisant référence à ses vertus cardiaques. 

Originaire des pays méditerranéens Arabes, elle a pénétré au Moyen-âge le reste de l'Europe en passant par l'Espagne. Les Romains l'auraient introduite en Angleterre. Les Grecs et les Romains mettaient ses fleurs à macérer dans du vin parce que, disait-on, elle effaçait la tristesse. Elle est mentionnée au Danemark dès le 13ème siècle.

Avant de devenir une "mauvaise herbe", la bourrache était cultivée comme légume, mais aussi comme plante médicinale et d'assaisonnement.

En France, au XVIIème siècle, elle était cultivée sur de grandes surfaces. Les herboristes de l'époque prescrivaient la bourrache, pour sa capacité à rassurer l'hypochondriaque (personne morose, inquiète en permanente concernant l'état de sa santé) et à réconforter l'étudiant angoissé.

Principaux constituants : Acides gras polyinsaturés, nitrate de potassium, tanin, résine, mucilage, saponine, silicates solubles,  choline et vitamines C.

Parties utilisées en herboristerie : toute la plante, mais particulièrement huiles extraites des graines, extrémités fleuries et jeunes feuilles.

Usages internes:

Infusion : en cas de refroidissement, 3 tasses/jour feront grand bien,

Soit deux pincées de fleurs pour un litre d'eau.  Infuser 10 mn. Et filtrer.

Ou une cuillère à café par tasse de sommités fleuries, y compris les jeunes feuilles, filtrer sur de l’ouate pour éliminer les poils irritants. Cette tisane aide à la transpiration et est légèrement diurétique. Cette tisane convient très bien aux personnes en « ayant plein le dos ».

Sirop de bourrache : Broyer et extraire le jus de la plante (avant floraison), ajouter une même quantité de sucre, cuire à feu doux jusqu'à la consistance d'un sirop. Quelques gorgées stimulent contre la mélancolie et l’anxiété. Ne  pas prendre avant de se coucher.

Recettes traditionnelles : Tirer par expression ¼ de litre de jus de feuilles. Ajouter 30 g de fleurs et 150 g de sucre. Mettre en pot et boucher. Prendre 1 cuillère à café 3 fois/jour.

Vin de bourrache : Faire bouillir quelques minutes dans un demi-litre de vin rouge 8 g de fleurs de bourrache, 10 g de pétales de coquelicot et 5 g de tilleul, filtrer et sucrer. Contre les refroidissements boire le soir avec une ou deux rondelles de citron.

L’huile extraite des graines est utilisée pour calmer les douleurs du ventre. C’est aussi un adoucissant de la gorge.

Usages externes :

Cataplasme :

Les feuilles fraîches calment les douleurs des abcès, inflammations, brûlures.

Décoction adoucissante :

10 à 15 g de feuilles bouillies dans un litre d'eau.

L’huile extraite des graines est aussi utilisée en application locale pour traiter l'eczéma ou l'arthrite rhumatoïde.

Lotion :

Broyer et extraire le jus de la plante, contre la sécheresse et l'irritation cutanée.

Usages culinaire :

Les jeunes feuilles sont utilisées pour décorer les salades. 

Les feuilles cuites et hachées se consomment comme des épinards. 

Les fleurs confites au sucre, servent comme confiserie ou décoration de gâteau.

Potage du Centenaire :

Vu ses constituants en acides gras polyinsaturés (gamma-lino linéique), la bourrache possède des propriétés hypotensives, qui permettent de diminuer les dépôts lipidiques qui obstruent les vaisseaux sanguins, diminuant les risques d’athérosclérose, de maladies cardiaques et de lésions cérébrales.

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Récoltez 250 gr de jeunes feuilles, lavez-les trois fois, en les frottant énergiquement entre elles. Epluchez et coupez en rondelles 3 pommes de terre moyennes et émincez un gros oignon.Couvrez le fond de casserole  d’huile d’olive et faites revenir l’oignon émincé. Ajoutez  les pommes de terre et couvrez avec les feuilles de bourrache. Assaisonnez sel, origan et thym.Cuisez pendant 30 minutes.Passez au passe-vite ou au mixer.

Bon appétit.

Micha

15:39 Écrit par micha dans Général | Lien permanent | Commentaires (11) |  Facebook |

17/07/2008

Le NOYER

Le Noyer (Juglans regia)

Histoire :

Originaire du Sud-Est  Européen et d’Asie cet arbre majestueux s’est parfaitement acclimaté dans nos régions. On le retrouve sur de nombreuses tapisseries persanes.

Son nom botanique “Juglans”, contraction de jovis-glans en  latin veut dire « gland de Jupiter ». Les romains consacrèrent cet arbre à Jupiter.

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Le nom grec de la noix, karuon, provient du mot kara qui signifie tête, par analogie entre la forme des hémisphères du cerveau et du cerneau de la noix.

De l’arbre au fruit :

Qu’il s’agisse de l’arbre ou de ses fruits, comme le chantait Georges Brassens, tout est bon chez elle, y a rien à jeter, sur l'île déserte il faut tout emporter ... on pourrait appliquer ces paroles à la noix.

Le principal mode de reproduction du noyer est la dissémination du fruit par les oiseaux principalement les grands corvidés pies, corneilles, choucas … qui en sont très friands et qui les enterrent afin qu’au moment de la germination, la coque s’ouvre et présente ainsi un met de choix bourré de minéraux et de vitamines. Je suis toujours très étonné que les pies retrouvent les endroits où elles les ont enterrées.

Le noyer est monoïque c'est-à-dire que chaque arbre porte à la fois des fleurs mâles et des fleurs femelles. Les fleurs mâles se trouvent sur les rameaux de l’année en cours et se transforment en chatons. Les fleurs femelles en épis donnent les fruits.

Le noyer est de la classe des dycotylédones, c’est à dire qu’il possède une racine très importante principale pourvue de nombreuses racines secondaires. Quand on vous dit d’un meuble qu’il est fabriqué en « bois de ronce », il s’agit de la racine du noyer appelée « ronce de noyer ».

Ce sont principalement les feuilles du noyer qui servent en phytothérapie.

Généralement, on classe la tisane parmi les plantes dépuratives, mais les applications sont nettement plus nombreuses.

Si le bouleau est l’arbre de cure du printemps, le noyer est l’arbre de cure de l’été.

Commençons par la feuille fraîche :

-         Vin tonique : pesez 50 g de feuilles, les laver, laissez égoutter et déchirez à la main les feuilles en menus morceaux. Déposez dans un pot à stériliser d’un litre et couvrir avec un vin blanc moelleux. Laissez macérer dans un endroit frais durant 8 jours puis filtrez en exprimant les feuilles. Un verre à liqueur à prendre en apéritif d’un repas.

-         On peut se frotter les parties exposées de peau avec des feuilles fraîches de noyer, c’est un excellent répulsif pour les insectes et éviter ainsi les piqûres.

-         Lors de crises d’arthrite, de gouttes ou d’arthrose, l’application locale de feuilles fraîches calme la douleur, mais n’est pas un traitement.

-         Des feuilles placées dans la litière des animaux domestiques les protègent de tiques et puces. De même, si au cours des vacances, si votre literie était habitée par des puces, mettre des feuilles de noyer dans des essuies de bain dans vos draps.

-         Un bouquet de feuilles de noyer mis sur la table éloigne également les mouches et autres volatiles qui désireraient partager votre repas.

Les infusions et les décoctions :

Petit rappel, l’infusion s’obtient en versant dans un récipient non métallique, l’eau bouillante sur la quantité requise de plante. Couvrir et laisser en contact 10 minutes. Filtrer avec une passette à mailles plastiques. Evitez tout contact de la tisane avec des métaux, utilisez des cuillères également en plastique.

Pour la décoction, on verse de l’eau froide dans un récipient non métallique sur la quantité requise de plantes. On couvre, on porte à ébullition puis on laisse bouillir à petit feu durant 20 minutes. Filtrer et exprimer.

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La cueillette des feuilles se pratique au cours du mois juillet. On les fait sécher sous abri mais au soleil.

Pour les tisanes, ce sont donc les feuilles séchées que l’on écrase ; soit entre ses doigts pour la consommation familiale, soit au pilon non métallique pour les pro’s.

La feuille est composée de 5 à 9 folioles suivant les espèces.

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Pour préparer une infusion, on utilise de 3 à 5g de folioles séchées par litre d’eau à boire en 3 fois en dehors des repas.

Afin de savoir la cueillette de feuilles à effectuer, il faut savoir qu’une feuille de 7 folioles débarrassée de sa tige centrale pèse environ 5g et ces 7 folioles séchées pèsent 0,5g.

Votre tisane exige donc de déplumer votre arbre d’une dizaine de feuilles !!!

 

Les bienfaits du noyer

Usage interne :

En phytothérapie, on classe le noyer principalement dans les dépuratifs. Donc pour purifier l’organisme.

C’est d’ailleurs la raison pour laquelle nous considérons le noyer comme cure d’été.

Mais en plus la feuille de noyer est un tonique, donc il y a lieu d’éviter de prendre cette tisane fin d’après-midi ou en soirée si on désire passer une nuit paisible. On l’utilise dans les cas d’anorexie et de rachitisme.

L’infusion de feuilles de noyer fait baisser le taux de sucre sanguin, donc à tendance antidiabétique.

C’est aussi un antiseptique, régénérateur des tissus et est d’une grande efficacité contre toutes affections de la peau.

Antitranspirante, elle régule l’action des glandes sudoripares et limite ainsi tant les sueurs chez la femme que la transpiration excessive chez l’homme.

C’est aussi un excellent digestif, dans les cas de ballonnement, atonie digestive, régurgitation fréquente, constipation…

Les voies pulmonaires ne sont pas oubliées de même que les rhumatismes.

En part égale avec la sauge, la feuille de noyer est emménagogue, donc déconseillée aux femmes enceintes.

En usage externe :

A la bonne saison, c’est de préférence la décoction de feuilles fraîches qui sera utilisée.

Les bains de feuilles de noyer sont une véritable jouvence pour la peau. Il faut écraser 100g de feuilles fraîches pour 1 litre d’eau, puis en faire une décoction (voir ci-avant). Filtrer et mélanger à l’eau du bain.

La décoction peut être utilisée pure comme cataplasme sur des eczémas, dartre, prurit, ampoules, engelures. Laisser activer ¼ d’heure puis rincer à l’eau tiède.

La décoction diluée 4 fois, peut être utilisée pour le rinçage des cheveux bruns foncés ou noir. C’est un tonifiant des cheveux mais aussi des cils et sourcils. Attention pour les blondes, des reflets indésirables pourrait se produire !!!!

 

ATTENTION : ne jamais utiliser de solutions concentrées sur les muqueuses.

 On peut cumuler bains et infusions.

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Non, ce n’est pas Pâques, ce n’est pas un œuf, mais une noix à chute précoce.

La noix est mature en automne et il a fallu pas mal d’imagination à nos ancêtres pour pouvoir profiter de ce fruit super protégé, dont l’amande comestible est appelée “cerneau”.

Mais bien avant sa maturité, au mois de juillet, alors que le fruit est encore tendre, on peut déjà faire une cueillette et fabriquer un apéritif tonique.

A prendre avec modération, c’est un médicament !!

Le mérite de cet apéro, est que d’une part, il est stomachique (tapisse l’estomac) ce qui en été avec les crudités est favorable et d’autre part, il participe au bon fonctionnement du foie et de la vésicule biliaire.

Pour préparer l’apéro, il faut s’y prendre une semaine à l’avance.

Se procurer une bouteille de bon vin blanc sec.

Cueillir 200g de noix fraîches. Une noix pesant entre 12 et 15g, il en faut donc une quinzaine.

Utilisez un bocal à stériliser d’un litre.

Broyez les noix, pour ce faire j’utilise le casse noix.

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Faire macérer dans le vin blanc pendant 5 jours les 200g de noix fraîches.

Sucrer selon votre goût, filtrer, remettre en bouteille et laisser reposer encore 2 jours avant de servir.

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Le péricarpe est appelé brou. C’est une chair verte et coriace qui contient de la juglandine, du tanin et des acides citriques et maliques. On l’utilise pour faire de la teinture ou encore en phytothérapie.

C’est l’ingrédient de base des breuvages comme le “brou de noix” que l’on trouve dans la Creuse ou le “ratafia” dans le Dauphiné.

La liqueur au brou de noix a des qualités thérapeutiques très similaires aux infusions. De ce fait, je préfère la tisane à la liqueur.

Je préfère utiliser le brou de noix pour fabriquer de la peinture. Eviter de fabriquer ceci avec vos ustensiles de cuisine !!! Utilisez de préférence une vieille casserole et une cuillère de bois dont vous ne vous servez plus.

 Si vous avez la possibilité de chauffer en extérieur, préférez cette solution.  Mettre de vieux vêtements et des gants. Le brou fait des taches très tenaces.

Mettre les brous jusqu’à ½ casserole, ajouter de l’eau pour couvrir. Portez à ébullition et laisser bouillir à petit feu 2 heures. Rajoutez de l’eau si nécessaire. Pour filtrer, utiliser un vieux bas de nylon.

Vous avez alors une teinture de base que vous pouvez utiliser pour peindre, dessiner à la plume, teindre les meubles blancs puis les cirer. Vous pouvez également l’utiliser pour teindre vos cheveux.

 

La seconde ou endocarpe est appelée coque, elle est dure à casser.

Anciennement, on récupérait les coques de noix, on les brûlait et récupérait les cendres. L’eau de lavage de ces cendres additionnée d’eau de lavande servait aux soins de la peau.

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La troisième partie, l’amande, est la partie du fruit que l’on mange. On l’appelle “cerneau”. Le cerneau est lui-même encore protégé par une fine membrane appelée le mésocarpe. Le mésocarpe de la noix fraîche contient une substance qui irrite la gorge. On a donc intérêt à l’éliminer quand la noix n’a pas encore été séchée.

Le cerneau se consomme cru, frais ou sec. On l’ajoute tel quel dans les petits déjeuner, les salades et autres crudités. Salé et légèrement braisé à la poêle c’est un excellent amuse gueule.

Broyé grossièrement, il peut être ajouté à la pâte du pain et aux pâtisseries.

 Broyée et pressée, on obtient l'huile de noix. Mais ce n’est plus à la portée de l’amateur.

L’huile de noix a un goût surprenant, elle apporte une note sucrée et en même temps amère. Elle peut être consommée pure sur les salades ou en vinaigrette rehaussée d’une pointe de vinaigre balsamique.

Un filet d’huile de noix sur les poissons grillés ou ajouté en finale dans les plats mijotés coq au vin, bœuf bourguignon, ... donne une touche fruitée très agréable.

La miche de pain trempée dans l’huile de noix accompagne parfaitement les fromages.

Conservez-la à l’ombre et dans un endroit frais afin qu'elle garde toutes ses qualités. Evitez de la mettre au frigo.

 Micha

 

 

 

 

 

 

 

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