30/03/2008

L’équilibre hormonal chez la femme

L’équilibre hormonal chez la femme 

Conformément à la définition de la gemmothérapie (1) donnée par le Dr Henry (2) dans son introduction à la méthode, la gemmothérapie associe les extraits concentrés de bourgeons avec les métaux, les minéraux les oligo-éléments et, de façon plus large avec la nutrithérapie dans son ensemble: c’est ce que l’on appelle la gemmothérapie intégrée.

L’équilibre hormonal de la femme dépend de nombreux facteurs: émotionnels, physiologiques, environnementaux, . . . et si l’on veut obtenir un résultat thérapeutique fiable et durable, il est indispensable de déterminer l’origine du déséquilibre afin de déterminer les meilleures corrections possibles.

Lorsque le déséquilibre est provoqué par des facteurs environnementaux tels que pollutions électromagnétiques (câbles électriques à hauteur des jambes) ou telluriques, zones géopathogènes (3) situées sous le lit ou au niveau du bureau, il est indispensable de régler d’abord ce déséquilibre qui provoque une situation chronique contre laquelle les remèdes  agissent alors uniquement de façon palliative. Il en va de même pour les causes émotionnelles qui peuvent être rééquilibrées grâce à des techniques telles que yoga, olfactothérapie (4), ré-information cellulaire (5), EMDR (6), kinésiologie (7), etc...

Selon la médecine traditionnelle chinoise, le système endocrinien est sous la dépendance du méridien “triple réchauffeur” alors que le système uro-génital dépend lui principalement du méridien “vessie”.

Les remèdes de gemmothérapie intégrée agissent en synergie sur ces systèmes, en particulier l’airelle (Vaccinium vitis idaea). Son action se situe principalement au niveau du système hormonal féminin. Elle s’avère remarquable dans la sénescence (8) féminine, l’hyalinose ovarienne (9), les dysménorrhées (règles douloureuses), les aménorrhées (absence de règles). L’airelle est également recommandée dans la ménopause comme antispasmodique (10), dans les bouffées de chaleur, les fibromes utérins, ainsi que dans certaines tumeurs bénignes hyalinisées dont l’adénome thyroïdien (11).

Une autre plante intéressante est le framboisier (Rubus idaeus) dont le macérât glycériné concentré, fabriqué à base de jeunes pousses, agit comme un grand régulateur et stimulant de la fonction ovarienne. Cette plante stimule la sécrétion, à la fois des œstrogènes et de la progestérone, et agit efficacement dans les retards de règles ainsi que l’hypogonadisme (12) féminin à la puberté.

C’est un antispasmodique utérin qui sera actif également dans les métrorragies (13), les hématuries (14) et les règles douloureuses.

Il est recommandé en post-ménopause ou en ménopause précoce, particulièrement dans les ménorragies (15). Par son action hormonale, le framboisier contribue à diminuer une pilosité excessive chez la femme, propriété amplifiée par la prise simultanée d’Alchemille vulgaris (progestérone-like).

Au niveau du système nerveux, le framboisier exerce une action antispasmodique et décontracturante. Il intervient dans les déséquilibres neuro-végétatifs, les dysendrocrinies (16) et il agit dans les inflammations chroniques comme p. ex. dans les entérocolites.

Il est possible de complémenter l’action de ces deux bourgeons (framboisier et airelle) à l’aide de minéraux. Le Zinc, qui est aux nerfs ce que le fer est au sang, intervient dans de nombreuses fonctions hormonales et s’indique notamment dans la fatigue générale, tant physique que nerveuse.

Le Magnésium, associé au Calcium, intervient dans les spasmes musculaires, le stress, la dépression. Il s’indique tout particulièrement chez la femme de plus de 50 ans.

Le Sélénium agit comme antioxydant, fonction bien connue qui protège les membranes cellulaires de la peroxydation des lipides, ce qui permet un effet protecteur contre le vieillissement.

A cela, peut s’ajouter le Chrome, souvent indiqué pour maîtriser le désir de sucre. On évite ainsi les coups de pompe, les fringales. Il est à noter que le chrome est indispensable à la croissance du fœtus.

Les posologies habituelles des macérâts glycérinés concentrés sont de 5-15 gouttes/jour. Les minéraux, souvent associés entre-eux dans la même gélule, sont pris aux doses recommandées par le fabricant (2-4 gélules/jour). Eviter la prise de ces produits pendant les règles.

Le Zinc, le Magnésium et le Calcium seront pris préférentiellement sous la forme orotate (17).

  1.  La gemmothérapie extrait par macération des bourgeons et des jeunes pousses d'arbres et d'arbustes, pour obtenir un macérât contenant les propriétés complètes de la plante. 
  2.  Henry P.(1982): Gemmothérapie. Thérapeutique par les extraits embryonnaires végétaux. Imprimerie St Norbert, Westerlo, dépôt légal N°D/1982/2322/O1, éditeur: Dr. P. Henry, l28p.  
  3. Géopathogène est un endroit négatif pour la croissance de la vie. Exemple en géobiologie magnétique terrestre : Quand les lignes d’un réseau Hartmann se croisent il y a un nœud géopathogène.
  4.  Olfactothérapie : psychothérapie basée sur les émotions créées par l’inhalation d’huiles essentielles.
  5.  Ré-information cellulaire : méthode psycho-énergétique de ré-harmonisation globale de la personne. 
  6.  L’EMDR permet, par une stimulation bilatérale du cerveau (mouvements oculaires de droite à gauche), d’aider celui-ci à métaboliser le ou les événements. 
  7.  Kinésiologie : harmonisation corporelle basée sur l’interaction muscles/organes/méridiens d’acupuncture et la relation entre stress et tonus musculaire.
  8.  Sénescence : ralentissement de l'activité vitale dû au vieillissement. 
  9.  Hyalinose ovarienne : calcification des myomes utérins (tumeurs bénignes de l’utérus) qui provient de la dégénérescence du collagène (fibromes).
  10.  Antispasmodique : remède aux contractions musculaires brusques, violentes et involontaires. 
  11.  L'adénome thyroïdien est une tumeur de la thyroïde souvent bénigne avec augmentation de la sécrétion des hormones thyroïdiennes concernant des individus de plus de 60 ans. Les symptômes sont une accélération du rythme cardiaque, généralement mal supportée par le patient. 
  12.  L'hypogonadisme : défaut de l'appareil reproducteur résultant en perte de fonction des gonades (ovaires ou testicules). 
  13.  Métrorragie : Saignement génital survenant en dehors des règles. 
  14.  Hématurie : présence de sang dans les urines. 
  15.  Ménorragie : menstruations abondantes. 
  16.  Dysendrocrinie : Dysfonctionnement des glandes endocrines dont la fonction est la sécrétion d'hormones : Épiphyse, Hypophyse, Hypothalamus, Ovaires, Pancréas, Surrénales, Testicules, Thyroïde et Thymus. 
  17.  Les orotates sont des sels minéraux de l’acide orotique, une substance naturelle que l’on trouve dans notre organisme et dans différents aliments incluant les produits laitiers. Les orotates ont la faculté de déposer les minéraux à l'intérieur de la cellule au niveau du noyau cellulaire et des mitochondries, assurant ainsi une minéralisation optimale. 

Hormis les renvois explicatifs ci-dessus, cet article est extrait de la revue de la Fédération Européenne d’Herboristerie, Herborix N° 59 - page 4  LA PAGE DE GEMMOTHERAPIE, par Ph. Andrianne.

 

Pour toute information complémentaire concernant la gemmothérapie, nous vous invitons à consulter le site www.feh.be

ou  contacter la FEH au 00 32 (0)80 41 82 06. Une permanence est assurée les mardi et jeudi de 14 à 17h.

 Micha  

11:28 Écrit par micha dans Général | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |

28/02/2008

LA FUMETERRE

La fumeterre

 

En me promenant, mi-février, j’ai été très étonné de voir dans les fossés longeant ma promenade des fumeterres en fleurs. La fumeterre fleurit normalement vers les mois de mars-avril jusqu'au milieu de l'été.

La fumeterre fait partie des Fumariacées, plantes herbacées à rhizomes, des régions tempérées, contenant un latex. La fumeterre pousse dans les champs, les terrains vagues, les décombres et sur les bords des chemins.

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Histoire

Son nom signifierait fumée de terre et serait dû au fait que le jus de la plante fait pleurer les yeux, comme la fumée ; d’où on lui a aussi donné le nom d’Herbe à la Veuve. Le nom usuel de fumeterre est attesté au début du XIIIe siècle sous la forme fumus terrae. D’autres noms : Pied de Géline, fleur de terre, pisse-sang, soupauvin, persil du pigeon ou herbe à la jaunisse.

 

Description

La fumeterre est une plante annuelle, à tige molle et glabre. Les feuilles sont gris-vert, multipennées, avec des lobes lancéolés. Les fleurs poussent en épis (de 6 à 20 fleurs par épi selon les espèces). D'une taille d'environ 1 cm, parfois moins, elles sont tubulaires, bilabiées et munies d'un éperon. Leur couleur varie du blanc au rose plus ou moins sombre, avec des taches pourpres à leur extrémité. Le fruit est une capsule ne renfermant qu'une graine.

 

Son côté médicinal

On lui a reconnu de tous temps de nombreuses vertus :

-         dépurative

-         purgative

-         antianémique

-         tonique

-         diurétique

Le fait qu’elle soigne le foie et notamment la jaunisse, les migraineux lui ont aussi trouvé des vertus apaisantes.

Son action sur les tissus cutanés est incontestable ; que ce soit les dermatoses, eczéma, acné, furoncle, prurit ou urticaire.

 

Utilisation

Usage interne

Attention !!

La fumeterre a des vertus différentes en fonction de la durée de prise de la tisane.

Prise en cure, la tisane de fumeterre a une action tonifiante les 8 premiers jours, puis elle devient calmante et la 3ème semaine, elle aurait une action somnifère. Cette qualité pourrait servir lors d’une cure de printemps.

L’ennui, c’est qu’à long terme ou à forte dose la fumeterre peut provoquer des ennuis :

- l’hémolyse c'est-à-dire une destruction des globules rouges libérant l'hémoglobine dans le plasma sanguin.

- une action amaigrissante qui à terme peut provoquer une anémie.

- le vin, l’alcool, le fer sous toutes ses formes et les tanins sont incompatibles avec les composants chimiques de la fumeterre.

On utilise toute la plante sauf la racine.

Etant donné les précautions d’usage ci-avant, les doses sont réduites par rapport aux doses habituelles des autres tisanes. Le maximum est de 3 gr de fumeterre par litre d’eau bouillante et par jour.

 

Usage externe

Pour toutes les lésions cutanées, eczéma, dartres ou acné, mais aussi des cas arthrites tamponner les endroits atteints pendant 2 à 3 minutes avec une solution chaude de fumeterre.

Mettre 60 gr de fumeterre dans ¼ de litre d’eau et faire bouillir 5 minutes, puis laisser encore infuser 10 minutes et filtrer.

Micha

 

18:50 Écrit par micha dans Général | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook |

01/02/2008

Une Autre Plante d'Hiver : La Bruyère

La Bruyère

 

Son nom botanique est Calluna vulgaris. Ce petit arbrisseau très esthétique est aussi une plante médicinale.

Elle forme de belles platebandes colorées tout l’hiver.

Sous sa forme sauvage, elle croît dans les landes sèches, dans les bois et forêts.

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De nombreuses variétés non médicinales fleurissent en toutes saisons, les fleurs allant du blanc, rose, violet, jusqu'au rouge, se trouvent facilement en jardinerie et même dans les grandes surfaces. En choisissant soigneusement ses cultivars, on peut avoir des bruyères en fleurs toute l’année.

 

Du point de vue médicinal, ce sont les sommités fleuries que l’on utilise, feuilles et fleurs.

La bruyère est la plante des affections de la peau. Elle traite les dartres, les rougeurs et les taches de rousseur.

Mais ses propriétés diurétiques et antiseptiques font utiliser la bruyère pour traiter : inflammation rénale, cystites, lithiases urinaires, diarrhées et la goutte. On peut lui adjoindre en quantité égale du romarin.

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En usage interne :

Une cuillère à soupe de sommités fleuries de bruyère par litre d’eau froide ou ½ cuillère à soupe de bruyère et ½  d’épines de romarin.

Amener doucement à ébullition, infuser ¼ d’heure.

Boire 3 tasses en dehors des repas.

 

En usage externe :

Essentiellement pour les traitements cutanés, massage à l’huile de bruyère.

Pour fabriquer votre huile de fleurs de bruyère

Couvrir 100 g de fleurs de bruyère avec 250 g d'huile d'olive vierge.

Faire macérer quinze jours. 

Filtrer, presser le jus.

Mettre en flacon.

Jadis, on a utilisé la bruyère en place du houblon dans la fabrication de bières. De nos jours, son emploi a été règlementé car les feuilles de calluna vulgaris concentrées contiennent des substances hallucinogènes toxiques.

 Micha 

16:18 Écrit par micha dans Général | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |