17/11/2007

La SALICAIRE Plante des voies digestives

La SALICAIRE est connue depuis l'antiquité comme la plante des voies digestives.

La salicaire commune ou Lythrum salicaria en latin, est aussi « l’herbe aux coliques » des anciens.

C’est une grande plante (de 1 à 2 mètres) vivace répandue partout en Europe. On la trouve dans les lieux humides et les terrains lourds des bords de l’eau. Elle se cultive facilement.

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Ses principales caractéristiques :

-         fleurs roses, mauves ou bleues, suivant le biotope, possèdent de 4 à 6 pétales en épi.

-         feuilles ovales lancéolées opposées et en quinconce.

-         Tige carrée, légèrement velue.

 

La salicaire est une médicinale précieuse de l’intestin et du pancréas :

-         Astringente

-         Tonique

-         Antispasmodique (sédative)

-         Cicatrisant de la muqueuse gastrique

-         Antihémorragique

En usage interne :En infusion et en sirop, la salicaire peut être administrée aux enfants et aux femmes enceintes, je n'ai trouvé aucune contre indication. Dans le livre "Secrets d'une herboriste"  Marie Antoinette Mulot recommande même la salicaire pour les nourrissons.
Il faut bien sûr adapter les quantités de liquide en fonction des quantités de liquides habituellement bues par la personne.

Pour les coliques et entérites :


- Infusion : 50/60 g de fleurs sèches pour 1 litre d’eau ou 100 g de plantes fraîches. Laisser infuser 6 à 7 minutes et prendre 3 tasses/jour.

- Sirop : tassez des sommités fleuries de salicaire dans le fond d’un pot, versez jusqu’à couvrir du sirop de sucre ou du miel liquide. Laisser macérer 1 nuit et filtrer.

- Vin : dans un pot de stérilisation d’1/2 litre, mettre une couche de sommités fleuries de salicaire, puis une couche de sucre de canne non raffiné. Recommencez cette opération tous les 3 jours jusqu’au niveau maximum du pot. Laissez macérer 1 mois à l’abri de la lumière. Filtrez et remettre les plantes dans le pot. Ajouter une même quantité de vin rouge au liquide obtenu. Tenir au frais. Versez le reste du vin sur les plantes et laisser encore macérer 48 heures, puis à nouveau filtrer. Ajouter au macérât déjà obtenu et mettre en bouteille.

Ce vin est pris en apéritif des repas.

Attention, ce vin ne convient absolument pas pour les enfants, les femmes enceintes et les personnes en sevrage d’alcool. 

En usage externe pour les eczémas suintant et maladies de la peau avec exsudation.


- Suc frais : hacher la plante en menus morceaux et utiliser directement en compresses.

- Décoction : hacher la plante en petits morceaux, couvrir d’eau, porter à ébullition et laisser frémir couvert à petit feu durant 10 minutes. Utiliser en cataplasme avec de l’argile verte.

Micha

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11:02 Écrit par micha dans Bien être | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

02/10/2007

Une bonne herbe : l'ORTIE

Orties Urtica dioïca.

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Faut toujours avoir des orties chez soi    


Outre les propriétés insecticides et d'engrais qu’on peut fabriquer avec les orties, il y a des applications médicinales tout aussi intéressantes :


- L’ortie est un excellent dépuratif et antianémique, en plus comme il draine bien les reins, il est antirhumatismal et aussi antidiabétique.

- Elles sont extrêmement riches en vitamine C, E et K, en bêta-carotène et en minéraux, ainsi qu'en substances immunostimulantes (production de lymphocytes) et anti-inflammatoires.

Que ce soit au printemps, en été ou en automne, on peut cueillir (avec des gants de préférence) les sommités fleuries des orties. Quand on parle de sommités fleuries, c'est le moment où la plante est en fleurs et on cueille en général le dessus de la plante avec 4 ou 5 feuilles et on garde aussi la tige.

 

Comment faire un excellent bouillon :

    -      cueillir 10 sommités fleurie d'ortie.

    -      émincez 2 beaux oignons et faites les rosir dans 2 cuillères à soupe d'huile d'olive.

-         ajoutez 1 litre 1/2 d'eau, poivrez, mais ne  pas ajouter de sel, puis portez à ébullition.

-         Lavez à l’eau froide, réservez une dizaine de grandes feuilles, découpez le reste des sommités fleuries d'orties.

-         ajoutez, laissez mijoter à couvert 5 minutes.

-         Filtrez au chinois, puis ajoutez les feuilles et réchauffez encore 5 minutes servez chaud et ajoutez du persil plat haché.


Pour l'hiver, on sèche des orties et on les coupe en petits morceaux pour d’autres applications.

 La tisane d'orties séchées.

La plante a perdu une partie de ses vertus, mais reste efficace.

-         5 gr de feuilles séchées par litre d'eau.

-         chauffez 10 minutes,

-         filtrez et buvez très chaud.

 

Action de la tisane :

-         La principale caractéristique en tisane est l'élimination des toxines intestinales.

-         Sur le plan sanguin, elle agit comme régulateur de la tension artérielle.

-         Cette même tisane sert au rinçage des cheveux ; elle évite la chute des cheveux et soigne les dermatoses du cuir chevelu.

 

Le suc frais contenu dans la tige de la plante, peut être appliqué sur des blessures pour stopper les hémorragies.
Vous voyez, contrairement aux idées reçues, ce n'est pas une mauvaise herbe

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Micha

 

17:22 Écrit par micha dans Bien être | Lien permanent | Commentaires (7) |  Facebook |

14/02/2007

YOGA - LES ANGLES

LES ANGLES  (Konasana)

Différent de la pince qui elle amène le corps en fermeture et en étirement, l’angle crée une ouverture et un étirement. Comme ces postures font travailler de longs muscles, il y a lieu de pratiquer de bons échauffements préalables, de préférence en position debout, avant d’entamer leurs pratiques.

 L’angle équilatéral assis 

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- L’assise doit être confortable, la colonne bien étirée, le menton rentré pour étirer les cervicales. Les membres sont allongés mais sans tensions et les mains posées sur les cuisses. Si lors de l’assise, la colonne n’est pas suffisamment redressées, placer une épaisseur sous les fessiers.

- Lors des inspirs-expirs, on continue à étirer la colonne, on profite des suspensions de souffle pour éliminer les tensions ayant tendance à s’installer.

- Les yeux fermés permettent une meilleure intériorisation de la rectitude de la colonne.

 

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- La phase dynamique consiste, lors des expirs, de laisser glisser les mains sur les jambes tendues pour arriver progressivement dans l’angle. Lors des expirs, on  rectifie le dos droit et le maintient de la tête dans le prolongement de la colonne.

- Une fois la position atteinte dans le respect de son corps, on allonge la respiration.

- Les yeux clos, on laisse venir le calme et la lumière intérieure.

 

On revient, lentement à la position de départ, on laisse la respiration se faire naturellement, on libère toutes les tensions qui auraient tendance à persister. On investigue mentalement sa colonne partant du coccyx jusqu’au haut des cervicales.

 L’angle en équilibre 

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- Les pieds sont amenés à plat sur le sol  avec le même écartement que la largeur du bassin. Le dos étant bien redressé, tester si vous pouvez prendre les pieds avec les mains. Si ce n’est pas possible en gardant le dos  droit, prendre une sangle à placer à la partie supérieure de la voûte plantaire. Les membres sont allongés mais sans tensions.

- Lors des inspirs-expirs, on continue à étirer la colonne, on profite des suspensions de souffle pour éliminer les tensions ayant tendance à s’installer.

- Les yeux clos, on laisse venir le calme et la lumière intérieure.

 

 

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- On ouvre les yeux, puis sans arrondir le dos, on porte le poids du corps vers l’arrière, libérant ainsi l’application des jambes, puis des cuisses sur le sol, pour arriver en équilibre sur les 3 points ischions-coccyx. 

- Une fois la position d’équilibre atteinte dans le respect de son corps, on allonge la respiration.

- C’est la pesanteur qui doit déterminer la traction bras-jambes. L’attention reste centrée sur l’allongement de la colonne et la libération des tensions éventuelles au niveau des cervicales.

 

On revient, lentement en position de départ, on libère toutes les tensions qui auraient tendance à persister. On investigue mentalement sa colonne partant du coccyx jusqu’au haut des cervicales. Content d’avoir retrouvé, une bonne assise, les yeux clos, on savoure les énergies qui circulent dans tout le corps

 

ANGLE COUCHE SUR LE DOS

  

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- Placer les pieds à plat sur le sol avec le même écartement que la largeur du bassin. La colonne étant bien posée sur toute sa longueur, mais en respectant la lordose naturelle des cervicales. Si les lombaires restent creusées, ajouter une épaisseur sous les fessiers.

- La respiration est lente, légèrement diaphragmatique, l’ensemble du corps est entièrement relâché.

- Les yeux clos permettent une détente complète et une prise de conscience de la colonne vertébrale bien étalée sur le sol.

 

 

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- On déplie les genoux pour amener les jambes à la verticale, et sans relever la tête, on saisi les pieds avec les mains. Si cela provoque un décollement soit de la colonne ou de la tête du sol, prendre une sangle entre les pieds et les mains.

- Les membres étant allongés mais sans tensions, on allonge l’inspiration ainsi que les temps de suspensions de la respiration.

- Les yeux sont clos, comme nous sommes dans une posture inversée, la pression artérielle est diminuée, nous allons observer notre rythme cardiaque.

 

 On revient lentement à la position de départ. On réaligne la colonne si nécessaire. On continue une respiration diaphragmatique lente. Le corps est comme dans un état d’apesanteur. Cette dernière position peut préparer à la plage d’harmonisation finale.

 

L’enchainement de ces trois postures est une excellente mise sous tension progressive et contrôlée de la colonne vertébrale. L’angle en équilibre, outre la relaxation des genoux ayant subis une tension dans le précédent, ajoute l’équilibre sur les ischions. Dans l’angle couché le mouvement de passage se fait sans dispersion pour arriver dans la posture. Cet angle permet un relâchement complet de la colonne et les membres bien que sous tension, profite de l’inversion de la pesanteur pour se relaxer.

 On s'allonge en relaxation sur le sol , les jambes légèrement repliées afin que toute la longueur de la colonne ait appui sur le sol et on ressent tout le bienfait de ces étirements. la respiration est lente et profonde; on amène l'air jusqu'en bas des poumons sans pour autant forcer le ventre à se gonfler. Bonne pratique.

     Micha 

15:17 Écrit par micha dans Bien être | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |