15/11/2008

Un plat d'hiver en Gaume

La touffaye

Une recette gaumaise

 

Ingrédients pour 4 personnes :
- 1 kg de pommes de terre

- 3 oignons moyens
- 300 gr de lardons fumés maigres découpés en dés
- saindoux ou huile d'olive
- bouquet garni (thym, laurier, persil) dans une étamine

- une gousse d'ail et poivre.

 

Préparation :
Dans une cocotte en fonte, faire revenir dans le saindoux (ou  l'huile) les lardons maigres pour brunir. Retirer les lardons et ajouter les oignons émincés. Poivrer et laisser brunir. Ajouter l'ail haché et les pommes de terre coupées en gros dés. En mélangeant régulièrement, laisser brunir à feu doux. Couvrir d’eau, incorporer l’étamine du bouquet garni.

Laisser mijoter à couvert jusqu'a cuisson complète des pommes de terre qui doivent s’ouvrir quand on les pique à la fourchette. Retirer le bouquet garni et ré-ajouter les lardons en fin de cuisson.

Servir avec une salade vinaigrette à l’échalote de pissenlits ou une salade frisée ou encore de  la mâche à laquelle on ajoute des œufs durs coupés.

Si vous êtes nombreux on adapte les proportions. Ce plat peut être préparé la veille et réchauffé ; c’est encore meilleur ;O) cela vous permet de prendre l’apéro avec vos convives.

Ce plat peut être accompagné d’une bière de la région, l’Orval ou d’un vin blanc des pays voisins le riesling.

Pour les gens qui ne doivent pas conduire, à la moitié du repas, un verre à goutte d’alcool de quetsche facilitera la digestion.

 

La Gaume est une région située au sud-est de la belgique.

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Au sud et sud ouest les départements français de meuse, meurthe et moselle; à l'est le Grand Duché de Luxembourg.

Cette région fait partie du plissement de Lorraine et a donc un sol et un sous-sol très diversifié allant des mines de fer, aux argiles, grès et calcaires. C'est donc une région qui de tout temps était autonome.

Protégé des vents du nord par les ardennes, le climat est assez doux et certaines vallées protégées des vents d'est ont même vu leurs côteaux se garnir de vignes où même comme à Torgny où l'habitat ressemble à un petit coin de provence.

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Si la touffaye et l'Orval vous ont plus, n'hésitez pas à aller les consommer sur place.

Micha

16:36 Écrit par micha dans Général | Lien permanent | Commentaires (8) |  Facebook |

01/10/2008

Legume d'AUTOMNE, le CHOU

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Ahhh!!!!! le CHOU, que des mérites 

Le chou est le médecin du pauvre, c'est le médicament de la providence !

Cette citation n'est pas de moi, elle provient d'un célèbre toubib, le docteur Blanc, qui en 1880 était directeur de l'Hôtel-Dieu de Romans en Drôme ; il imposait quantité de choux en tout genre dans les menus de ses patients.

Manger du chou rouge cru en début et en fin de repas permet aux estomacs les plus fragiles de digérer les mets les plus lourds et de diminuer les effets pervers du vin. Cette technique permettait les repas Pantagruélique au temps de Rome.

Le chou cabu, ou chou blanc, est bourré de vitamine U. Cette vitamine très rare, aurait vertu de traiter certains cancer. Il a le pouvoir reconnu de calmer et soigner les ulcères gastriques.

 

Tous les choux, qu'ils soient blanc, vert, rouge,fleurs, brocolis ou de Bruxelles (à Bruxelles, on les appelle spruitjes), contiennent un principe hypoglycémiant et convient parfaitement au traitement du diabète. La pharmacopée a essayé, vainement jusqu'à ce jour, d'isoler cette molécule car elle perd ces propriétés en moins d'un mois !!!

Le chou cuit à l'eau est un cataplasme interne contre la dysenterie.

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C’est le chou rouge et chou brocoli qui sont les plus efficaces pour les voies respiratoires, catarrhe, bronchite et affections pulmonaires.


Les feuilles de chou rouge étaient utilisées dès le XVIIIème siècle dans le sirop de Boerhaave encore célèbre de nos jours et que l'on trouve encore en pharmacie. Il aide dans les soins notamment de la phtisie, nom savant de la tuberculose, dont il a été longtemps le seul remède.

 

En application externe les feuilles de choux quel qu’ils soient, font des miracles, c'est un traitement séculaire. Que ce soit rhumatisme, goutte, névralgies, contusions, blessures, arthrite, ulcères, dermatoses ... les cataplasmes de feuilles de chou ont fait leurs preuves.

 

ATTENTION les personnes atteintes d'un goitre sont allergiques au chou, jusqu'à présent nous n'avons encore aucune explication à ce phénomène.

Cela mis à part, le chou peut être consommé sans modération aussi bien cuit que cru.

 

Un régime amaigrissant :

300 à 400g de chou, une moitié crue et l'autre cuite prise durant 3 semaines crée une "débâcle" urinaire. Donc, cette technique est préconisée en cas d'œdèmes.

 

Choux de Bruxelles à la wallonne*.

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Pour 2 Personnes:
- 400 g choux de Bruxelles
- 150 g de lard fumé maigre
- graines de coriandre dans un moulin à poivre

 

Ravivez la coupure à la base des choux de Bruxelles et enlevez les feuilles défraichies. Lavez-les abondamment.

Portez dans une grande casserole 1 cm d’eau à ébullition et introduisez les choux de Bruxelles. Laissez bouillir à petit feu les choux de Bruxelles pendant environ 10 minutes. La cuisson est terminée si vous percez, sans effort, de part en part le chou. Retirez avec une écumoire les choux et laissez les égoutter.

Couper le morceau de lard fumé en petites lanières. Dans une poêle faire brunir à petit feu les lardons.

Dans un poêlon, faites bouillir ce qui reste de l’eau de cuisson des choux et saupoudrez de farine, tout en remuant, laissez bouillonner doucement cinq minutes jusqu’à obtention d’une sauce blanche. Diminuez le feu et incorporez à cette sauce blanche les choux de Bruxelles, et moudre les grains de coriandre comme si vous poivriez.

En finale prêt à servir introduire délicatement les lardons. 

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Si vous avez gros appétit, vous pouvez ajouter des pommes de terre blanches.

En général, la boisson qui accompagne est une bière d’Abbaye.

 

* à la flamande, il n’y a pas de sauce blanche, le lard n’est pas fumé et la coriandre est remplacée par du poivre et du sel.

Cette recette n’est pas une  recette de régime !!! On lui préférera le chou rouge aux pommes.

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Blague à 100 sous : ne soyez plus outré si un proche vous appelle "mon chou" c'est un compliment.

 

Micha

 

18:13 Écrit par micha dans Général | Lien permanent | Commentaires (7) |  Facebook |

17/08/2008

La BOURRACHE

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Il était une fois… C’est souvent comme cela que les contes de fées commencent.

Donc, il était une fois, un homme qui avait décidé de quitter la ville pour s’installer à la campagne. Qui dit campagne, dit nature et jardin. Premier comportement du citadin abordant la campagne, l’achat de tondeuse, scarificateur, outils de jardin de tous modèles et recherche de documentation pour la création d’un parc d’agrément.

Comme l’écologie est à la mode, les commandements de ce  nouvel agraire sont d’éviter toutes pulvérisations d’engrais, herbicides et pesticides. Au bout de quelques années d’aménagements en tout genre : plantations de nouveaux arbres et arbustes, éliminations des anciennes racines d’arbres abandonnés par les occupants successifs du lieu, aménagements du potager, de sentiers et de plates bandes florales,  le nouveau jardinier affronte des difficultés auxquelles il n’était pas préparé : l’envahissement écologique !

En quoi consiste ce mal inconnu du jardinier néophyte ?

L’envahissement écologique est un bien être, tout à fait relatif suivant les points de vue, où chaque espèce qu’elle soit humaine, animale ou végétative essaye de partager en toute sérénité une parcelle de nature à pollution diminuée.

Pour le jardinier néophyte écologiste, et qui veut le rester, la solution est de faire connaissance avec ce nouvel environnement.

Cet article n’ayant pas but de créer un mode d’emploi pour citadin regagnant sa terre promise, je n’évoquerai pas ici, les péripéties journalières de la protection des biens et des plantations contre les éléments tant domestiques de l’environnement, que sauvages.

Le remède essentiel semble résider dans le partage, la connaissance et surtout considérer que chaque espèce a son utilité. Essayer de conserver un bon équilibre est la chose délicate, mais pas impossible.

La saison la plus difficile est le printemps, car au moment où la nature explose, il est très difficile de déterminer quelles sont les herbes utiles et celles qui engraisseront le fumier végétal ; où donner le bon coup de bêche sans déplanter les oignons de fleurs plantés en automne ? Ce travail est d’autant plus laborieux quand on désire garder au jardin une certaine nature non domestiquée, sans qu’elle ne soit sauvage. Il faut alors attendre que certains plants arrivent à maturité pour pouvoir en distinguer la famille et l’espèce.

C’est alors que vous pénètre l’idée de l’herboristerie, comment distinguer et reconnaître les plantes et que peuvent-elles nous apporter.

Les croyances  antérieures nous ont placées dans un contexte maladie-médecine ayant tendance à remplacer les serpents du caducée en serpents se mordant mutuellement la queue dans un cercle infernal. Heureusement, nous vivons actuellement une prise de conscience, notamment au sujet de la santé, qui permet d’éviter l’attaque de la maladie par une hygiène de vie, une nouvelle manière de se nourrir, anticiper le mal par la prise de compléments vitaminiques naturels et éviter la dégénérescence par des apports nutritifs émanant des plantes.

Bien sûr, nous n’inventons rien, nous aurions plutôt tendance à revenir aux sources des soins connus et abandonnés par l’homme. L’expansion des villes, la croissance de la population, la facilité, l’évolution rapide de la chimie dans le domaine pharmaceutique sont autant de facteurs qui ont détourné l’attention du grand public des remèdes simples vers une chimie de plus en plus compliquée et souvent toxique. Nous sommes arrivés au paradoxe où certains médecins et organismes publics demandent aux gens, par voies des médias, de diminuer et limiter à des cas précis la prise de certains médicaments.  

 Alors, pourquoi ne pas regarder autour de soi et essayer de lire et comprendre comment la nature elle-même se soigne ?

Pourquoi telle plante se plait-elle et prolifère dans notre environnement ?

Faut-il croire au hasard, quand une plante vient spontanément squatter la pelouse, le potager  ou les plates-bandes ?

Une plante est venue spontanément et en puissance pousser un peu partout dans le jardin et ses allées. Je vais essayer de mieux la connaître et si elle l’accepte, d’en faire mon amie.

Cette plante c’est la BOURRACHE.

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Synonymes : boursette, bourrage, pain des abeilles, langue de bœuf.

Description : Plante à tige ramifiée. Feuilles ovales, fleurs en grappes, dont les pétales bleu ciel sont soudés à la base et étalés en étoile.  Les étamines ont des anthères noires soudées autour du stigmate.  Les fruits sont des tétrakènes durs. Toute la plante est couverte d'un duvet.

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Petite histoire

Le nom Bourrache proviendrait de l’arabe « abou-rach » et signifierait  « père qui fait transpirer ». Cette version, serait reliée à l’aspect sudorifique que l’on reconnaît à la plante. Pour les latinistes sa signification découlerait du bas- latin « burra » qui désigne un tissu de laine grossier irritant, analogie à la rudesse de la bure monastique et faisant référence à la texture de ses feuilles. En latin, borago serait une erreur phonétique de « cor ago » qui se traduit par « stimule le cœur » faisant référence à ses vertus cardiaques. 

Originaire des pays méditerranéens Arabes, elle a pénétré au Moyen-âge le reste de l'Europe en passant par l'Espagne. Les Romains l'auraient introduite en Angleterre. Les Grecs et les Romains mettaient ses fleurs à macérer dans du vin parce que, disait-on, elle effaçait la tristesse. Elle est mentionnée au Danemark dès le 13ème siècle.

Avant de devenir une "mauvaise herbe", la bourrache était cultivée comme légume, mais aussi comme plante médicinale et d'assaisonnement.

En France, au XVIIème siècle, elle était cultivée sur de grandes surfaces. Les herboristes de l'époque prescrivaient la bourrache, pour sa capacité à rassurer l'hypochondriaque (personne morose, inquiète en permanente concernant l'état de sa santé) et à réconforter l'étudiant angoissé.

Principaux constituants : Acides gras polyinsaturés, nitrate de potassium, tanin, résine, mucilage, saponine, silicates solubles,  choline et vitamines C.

Parties utilisées en herboristerie : toute la plante, mais particulièrement huiles extraites des graines, extrémités fleuries et jeunes feuilles.

Usages internes:

Infusion : en cas de refroidissement, 3 tasses/jour feront grand bien,

Soit deux pincées de fleurs pour un litre d'eau.  Infuser 10 mn. Et filtrer.

Ou une cuillère à café par tasse de sommités fleuries, y compris les jeunes feuilles, filtrer sur de l’ouate pour éliminer les poils irritants. Cette tisane aide à la transpiration et est légèrement diurétique. Cette tisane convient très bien aux personnes en « ayant plein le dos ».

Sirop de bourrache : Broyer et extraire le jus de la plante (avant floraison), ajouter une même quantité de sucre, cuire à feu doux jusqu'à la consistance d'un sirop. Quelques gorgées stimulent contre la mélancolie et l’anxiété. Ne  pas prendre avant de se coucher.

Recettes traditionnelles : Tirer par expression ¼ de litre de jus de feuilles. Ajouter 30 g de fleurs et 150 g de sucre. Mettre en pot et boucher. Prendre 1 cuillère à café 3 fois/jour.

Vin de bourrache : Faire bouillir quelques minutes dans un demi-litre de vin rouge 8 g de fleurs de bourrache, 10 g de pétales de coquelicot et 5 g de tilleul, filtrer et sucrer. Contre les refroidissements boire le soir avec une ou deux rondelles de citron.

L’huile extraite des graines est utilisée pour calmer les douleurs du ventre. C’est aussi un adoucissant de la gorge.

Usages externes :

Cataplasme :

Les feuilles fraîches calment les douleurs des abcès, inflammations, brûlures.

Décoction adoucissante :

10 à 15 g de feuilles bouillies dans un litre d'eau.

L’huile extraite des graines est aussi utilisée en application locale pour traiter l'eczéma ou l'arthrite rhumatoïde.

Lotion :

Broyer et extraire le jus de la plante, contre la sécheresse et l'irritation cutanée.

Usages culinaire :

Les jeunes feuilles sont utilisées pour décorer les salades. 

Les feuilles cuites et hachées se consomment comme des épinards. 

Les fleurs confites au sucre, servent comme confiserie ou décoration de gâteau.

Potage du Centenaire :

Vu ses constituants en acides gras polyinsaturés (gamma-lino linéique), la bourrache possède des propriétés hypotensives, qui permettent de diminuer les dépôts lipidiques qui obstruent les vaisseaux sanguins, diminuant les risques d’athérosclérose, de maladies cardiaques et de lésions cérébrales.

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Récoltez 250 gr de jeunes feuilles, lavez-les trois fois, en les frottant énergiquement entre elles. Epluchez et coupez en rondelles 3 pommes de terre moyennes et émincez un gros oignon.Couvrez le fond de casserole  d’huile d’olive et faites revenir l’oignon émincé. Ajoutez  les pommes de terre et couvrez avec les feuilles de bourrache. Assaisonnez sel, origan et thym.Cuisez pendant 30 minutes.Passez au passe-vite ou au mixer.

Bon appétit.

Micha

15:39 Écrit par micha dans Général | Lien permanent | Commentaires (11) |  Facebook |