14/02/2007

YOGA - LES ANGLES

LES ANGLES  (Konasana)

Différent de la pince qui elle amène le corps en fermeture et en étirement, l’angle crée une ouverture et un étirement. Comme ces postures font travailler de longs muscles, il y a lieu de pratiquer de bons échauffements préalables, de préférence en position debout, avant d’entamer leurs pratiques.

 L’angle équilatéral assis 

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- L’assise doit être confortable, la colonne bien étirée, le menton rentré pour étirer les cervicales. Les membres sont allongés mais sans tensions et les mains posées sur les cuisses. Si lors de l’assise, la colonne n’est pas suffisamment redressées, placer une épaisseur sous les fessiers.

- Lors des inspirs-expirs, on continue à étirer la colonne, on profite des suspensions de souffle pour éliminer les tensions ayant tendance à s’installer.

- Les yeux fermés permettent une meilleure intériorisation de la rectitude de la colonne.

 

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- La phase dynamique consiste, lors des expirs, de laisser glisser les mains sur les jambes tendues pour arriver progressivement dans l’angle. Lors des expirs, on  rectifie le dos droit et le maintient de la tête dans le prolongement de la colonne.

- Une fois la position atteinte dans le respect de son corps, on allonge la respiration.

- Les yeux clos, on laisse venir le calme et la lumière intérieure.

 

On revient, lentement à la position de départ, on laisse la respiration se faire naturellement, on libère toutes les tensions qui auraient tendance à persister. On investigue mentalement sa colonne partant du coccyx jusqu’au haut des cervicales.

 L’angle en équilibre 

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- Les pieds sont amenés à plat sur le sol  avec le même écartement que la largeur du bassin. Le dos étant bien redressé, tester si vous pouvez prendre les pieds avec les mains. Si ce n’est pas possible en gardant le dos  droit, prendre une sangle à placer à la partie supérieure de la voûte plantaire. Les membres sont allongés mais sans tensions.

- Lors des inspirs-expirs, on continue à étirer la colonne, on profite des suspensions de souffle pour éliminer les tensions ayant tendance à s’installer.

- Les yeux clos, on laisse venir le calme et la lumière intérieure.

 

 

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- On ouvre les yeux, puis sans arrondir le dos, on porte le poids du corps vers l’arrière, libérant ainsi l’application des jambes, puis des cuisses sur le sol, pour arriver en équilibre sur les 3 points ischions-coccyx. 

- Une fois la position d’équilibre atteinte dans le respect de son corps, on allonge la respiration.

- C’est la pesanteur qui doit déterminer la traction bras-jambes. L’attention reste centrée sur l’allongement de la colonne et la libération des tensions éventuelles au niveau des cervicales.

 

On revient, lentement en position de départ, on libère toutes les tensions qui auraient tendance à persister. On investigue mentalement sa colonne partant du coccyx jusqu’au haut des cervicales. Content d’avoir retrouvé, une bonne assise, les yeux clos, on savoure les énergies qui circulent dans tout le corps

 

ANGLE COUCHE SUR LE DOS

  

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- Placer les pieds à plat sur le sol avec le même écartement que la largeur du bassin. La colonne étant bien posée sur toute sa longueur, mais en respectant la lordose naturelle des cervicales. Si les lombaires restent creusées, ajouter une épaisseur sous les fessiers.

- La respiration est lente, légèrement diaphragmatique, l’ensemble du corps est entièrement relâché.

- Les yeux clos permettent une détente complète et une prise de conscience de la colonne vertébrale bien étalée sur le sol.

 

 

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- On déplie les genoux pour amener les jambes à la verticale, et sans relever la tête, on saisi les pieds avec les mains. Si cela provoque un décollement soit de la colonne ou de la tête du sol, prendre une sangle entre les pieds et les mains.

- Les membres étant allongés mais sans tensions, on allonge l’inspiration ainsi que les temps de suspensions de la respiration.

- Les yeux sont clos, comme nous sommes dans une posture inversée, la pression artérielle est diminuée, nous allons observer notre rythme cardiaque.

 

 On revient lentement à la position de départ. On réaligne la colonne si nécessaire. On continue une respiration diaphragmatique lente. Le corps est comme dans un état d’apesanteur. Cette dernière position peut préparer à la plage d’harmonisation finale.

 

L’enchainement de ces trois postures est une excellente mise sous tension progressive et contrôlée de la colonne vertébrale. L’angle en équilibre, outre la relaxation des genoux ayant subis une tension dans le précédent, ajoute l’équilibre sur les ischions. Dans l’angle couché le mouvement de passage se fait sans dispersion pour arriver dans la posture. Cet angle permet un relâchement complet de la colonne et les membres bien que sous tension, profite de l’inversion de la pesanteur pour se relaxer.

 On s'allonge en relaxation sur le sol , les jambes légèrement repliées afin que toute la longueur de la colonne ait appui sur le sol et on ressent tout le bienfait de ces étirements. la respiration est lente et profonde; on amène l'air jusqu'en bas des poumons sans pour autant forcer le ventre à se gonfler. Bonne pratique.

     Micha 

15:17 Écrit par micha dans Bien être | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

14/01/2007

Parasites de l'olivier en pot

Et oui, quand on a la nostalgie du midi de la france, on peut toujours ramener un petit coin de provence dans le nord ?

 

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Un petit ennui, le climat !!

L'été c'est cool, un petit coin plein sud, un petit arrosage de temps en temps ,s'il fait vraiment sec et ... il va même jusqu'à fleurir ;0))

En période hivernale, il faut évidemment le rentrer. Heureusement il y a une véranda où la température ne descend jamais sous la barre du zéro.

 

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Un ennui cependant, il a des colocataires et l'humidité aidant de petits parasites s'attaquent à ses feuilles, y déposent leurs oeufs et s'en nourissent.

Résultat : brunissement et feuilles piquées.

J'ai traqué ces squateurs malveillants et analysé leur comportement. Voyez sur les photos à quoi ils ressemblent.

 

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music c'est une cochenille, mais pas n'importe laquelle, elle est vraiment particulère à l'olivier en latin c'est "Saissetia Oleae" mais elle a les mêmes moeurs que la cochenille.

Après la ponte, la femelle demeure à proximité de ses oeufs. Cela facilite le repérage des feuilles attaquées.

Le remède est simple, il suffit de nettoyer les feuilles qui ont été squatées, enlever les squateurs et de détruire leurs oeufs qui sont tout proche.

 

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Sur l'agrandissement au microscope on peut voir les oeufs transparents et l'éclosion de certains.

 

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Micha

 

17:44 Écrit par micha dans Général | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

06/01/2007

Des Torsions en YOGA

Voici trois postures de torsion dont les deux premières ont été combinées en une seule. 

 

Le but est la recherche de l’étirement optimum.

La respiration reste active dans le mouvement, elle est lente et profonde dans les phases statiques.

Concentration du mental sur le mouvement de prise de la posture et recherche de la détente dans la phase statique.

Auparavant de ces postures, je ferais pratiquer des mouvements de la colonne dans le quatre pattes, ensuite, sur le dos, jambes repliées des torsions latérales en dynamique et pour finir par quelques rocking. Enfin une plage d’harmonisation en assise.

J’ai réuni ParsvaKonasana et Vakrasana en une seule séquence, car elles se compensent parfaitement l’une et l’autre. Cela permet également un minimum de dissipation et de déplacement lors de la phase dynamique de chacune des postures. L’effet de détente du dos s’en voit améliorée.

Après cette double posture, une plage d’harmonisation en couché dorsal permet une transition avant de resolliciter le dos. Une épaisseur sous les genoux serait d’ailleurs souhaitable afin d’éliminer le creux lombaire de la colonne.

Vient alors Supta Dhanurasana qui complémentarise les postures précédentes.

Pour terminer cette séance une détente avec guidage de la respiration.

 Prises des postures

a)  ParsvaKonasana : (appelé aussi mahamudra, le volcan) dans l'angle latéral, la colonne vertébrale est bien étirée et la tête reste dans le prolongement de la colonne. Le but n’est pas une pince, mais une extension de la colonne.

b) Vakrasana : torsion assis, une jambe étendue, une jambe fléchie. Dans la torsion, veiller à maintenir le dos étiré, le regard se porte sur la main à l’arrière du corps.

c) Supta Dhanurasana : arc couché, bras et jambe opposés. Cet arc, est une parfaite compensation des deux postures précédentes. Cette fois, la colonne est en compression pour permettre une excellente ouverture intercostale. Les muscles des jambes et des cuisses ayant été sollicités en compression subissent ici l’effet inverse. 

 Détail  des postures sur le plan physique et respiratoire.

a)  ParsvaKonasana : le buste doit être face à la jambe tendue avant de prendre la flexion avant, la torsion part du bassin et non des épaules. Les épaules restent basses, les bras sont tendus, les mains posent sur les cuisses, puis après une inspiration, on fléchit le tronc vers l’avant, l’axe de rotation doit se situer au niveau du col du fémur en veillant à ne pas creuser les lombaires et maintenir la tête dans l’axe de la colonne, sans raidir les cervicales. Dans la posture, la respiration sera lente et profonde. On prendra conscience de chaque espace respiratoire. Lors de l’inspiration, on parfait l’extension de la colonne et sur l’expiration, on accentue si possible la flexion du tronc. Les longs muscles ayant été fortement sollicités, le retour doit se faire très lentement.

b) Vakrasana : le talon du pied de la jambe ramenée vers la poitrine doit être au plus près des fessiers. C’est avec le bras correspondant à la jambe tendue que l’on va enlacer le genou plié. On redresse la colonne avant de prendre la torsion, le bras correspondant à la jambe pliée va entrainer la torsion du tronc, le regard et la tête suit le mouvement de la main qui va se poser au sol à l’arrière des fessiers.

La prise de la posture requiert pas mal d’attention et on a tendance à bloquer la respiration, donc veiller à entretenir une respiration naturelle et régulière tout au long des phases.

c) Supta Dhanurasana : après la plage d’harmonisation couchée sur le dos, on pratique un mouvement de passage couché sur le ventre. Dans cette position quelques respirations profondes préparent le dos à être mis sous tension. Si on ne parvient pas, sans contorsion, à saisir le pied avec la main opposée, il est nécessaire pour obtenir l’efficacité recherchée par la posture d’utiliser une sangle. La main non sollicitée est un appui permettant de maintenir l’équilibre mais ne participe pas au redressement du torse. Le menton reste tiré vers le bas pour éviter une accentuation de la lordose cervicale.

 

 
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Quels sont les effets de la pratique ?

a)  ParsvaKonasana : cette posture est très complète. Le dos est en extension et les jambes sont étirées et la jambe pliée provoque l’ouverture du bassin et le fait de garder la tête dans le prolongement de la colonne ouvre la poitrine.

b) Vakrasana : le tronc en torsion avec maintien de la jambe pliée vrille véritablement la colonne sur toute sa longueur éliminant ainsi par la respiration toutes les tensions et les raideurs de dos et du cou. Cette posture sollicite également les organes abdominaux et les reins. Cette posture ne peut pas être effectuée en état de crise d’arthrite.

c) Supta Dhanurasana : les hanches ayant été comprimées dans les deux postures précédentes, l’antéversion du bassin va favoriser l’extension de chaque hanche de façon passive. Les muscles extenseurs du dos sont tous concernés ainsi que les ischio-jambiers. L’épaule en traction vers l’arrière fait travailler le grand pectoral qui ouvre le thorax et lors de l’inspiration étire le grand pectoral. L’abdomen comprimé au sol est également massé par la respiration.

  cours en Belgique :

 

Micha

17:45 Écrit par micha dans Bien être | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |